En France, le gouvernement veut accélérer les délais de traitement des titres de séjour, alors que les retards s’accumulent dans de nombreuses préfectures.
Selon Infomigrants, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a dévoilé un plan visant à réduire significativement les délais de renouvellement.
Aujourd’hui, les délais de traitement restent particulièrement élevés, avec une moyenne nationale dépassant les trois mois. Dans certains territoires, ils peuvent même atteindre ou dépasser les 120 jours.
Face à cette situation, le ministère affiche une ambition forte : « L’objectif, c’est de diviser par deux le temps de traitement des titres de séjour : 55 jours en moyenne, contre 117 l’année dernière », a déclaré le ministre dans un entretien au Figaro, cité par Infomigrants.
Aller deux fois plus vite dans les délais de traitement des demandes de titres de séjour en France
Cette volonté d’accélération intervient alors que près de 930 000 dossiers sont actuellement en attente. Une accumulation qui ralentit l’ensemble du système et fragilise de nombreux étrangers dont les titres de séjour sont en cours de renouvellement.
La dématérialisation des démarches via l’ANEF a contribué à ces difficultés, en rendant certaines procédures plus complexes pour les usagers.
Pour atteindre cet objectif de réduction des délais, plusieurs mesures ont été annoncées. Le gouvernement prévoit notamment de renforcer les équipes en charge du traitement des dossiers avec le recrutement de 500 agents, soit « une hausse de plus de 20 % » des effectifs.
En complément, deux millions d’euros seront mobilisés pour financer des heures supplémentaires et permettre aux préfectures d’accélérer le traitement des demandes en attente.
Simplifier pour gagner du temps
Au-delà des moyens humains, l’exécutif mise également sur la simplification administrative pour fluidifier les procédures. Parmi les mesures prévues : la réduction des documents demandés, la suppression de certaines obligations pour les usagers réguliers et l’automatisation de certaines démarches.
L’objectif est aussi d’éviter les blocages inutiles. L’instruction adressée aux préfectures insiste d’ailleurs sur ce point : « Aucune exigence supplémentaire ne devra être sollicitée », selon Infomigrants.
Ce plan s’inscrit dans une stratégie plus large visant à limiter les ruptures de droits liées aux retards administratifs, notamment pour les travailleurs étrangers.
En accélérant les délais de traitement, le gouvernement espère rétablir un fonctionnement plus fluide des services préfectoraux et répondre à une attente forte des usagers confrontés à des démarches souvent longues et incertaines.








