À l’approche de la saison estivale, la question de la flambée des prix des billets des vols entre la France et l’Algérie refait surface.
Interrogé par le site spécialisé VVA, le député des Algériens de France, Abdelouahab Yagoubi, livre son analyse sur les causes de cette hausse récurrente.
Selon Abdelouahab Yagoubi, le premier facteur reste classique mais déterminant : la demande dépasse largement l’offre, surtout en période estivale. Le député regrette l’absence d’augmentation structurelle des capacités pour répondre à ce pic de voyageurs, année après année.
Vols Algérie: un manque de concurrence à l’origine de la hausse des prix des billets
Autre élément central : le fonctionnement du marché. Pour le parlementaire, le secteur reste peu ouvert, les compagnies low-cost sont peu présentes et la concurrence reste limitée, notamment sur des axes majeurs comme France – Algérie. Résultat : les prix restent élevés, faute de pression concurrentielle.
Le député pointe également une absence de régulation efficace. Selon lui, les compagnies fixent leurs prix en fonction de la demande, sans véritable encadrement permettant de limiter les hausses importantes.
Au-delà des aspects économiques, Abdelouahab Yagoubi évoque aussi des changements fréquents dans les programmes de vols, un manque d’anticipation des périodes de forte affluence et une gestion jugée insuffisante du pic estival.
Un coût réel bien inférieur selon le député
Le député affirme, dans sa déclaration à VVA, que le coût réel d’un trajet entre Paris et Alger ne dépasserait pas 70 € par passager, tous frais compris. Une estimation qui, selon lui, remet en question les arguments avancés pour justifier la hausse des prix.
Ce qu’il faut retenir
- une demande supérieure à l’offre en été
- un manque de concurrence sur le marché
- peu de régulation des prix
- un coût réel estimé bien inférieur aux tarifs pratiqués
Une analyse qui relance le débat sur les prix des billets entre la France et l’Algérie, à l’approche des grands départs estivaux.









